Le nouveau testament et commentaires

CETTE PAGE VOUS PERMETTRA DE FAIRE  LA LECTURE EN LIGNE DE CHACUN DES LIVRES DU NOUVEAU TESTAMENT ET DE VOIR SIMULTANÉMENT UN COMMENTAIRE (SIMPLE, INTERMÉDIAIRE OU AVANCÉ) DU TEXTE BIBLIQUE CORRESPONDANT :

 FAITES VOTRE CHOIX:

 POUR UNE LECTURE DU NT AVEC COMMENTAIRE SIMPLE

http://www.bibleenligne.com/Commentaire_biblique/Commentaire_simple/NT/Nouveau%20Testament.htm

POUR UNE LECTURE DU NT AVEC COMMENTAIRE INTERMÉDIAIRE

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POUR UNE LECTURE DU NT AVEC COMMENTAIRE AVANCÉ

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Le formation du Nouveau Testament

LA FORMATION D'UN SECOND TESTAMENT

 

La Bible chrétienne dans l'Église chrétienne

 

Plusieurs facteurs paraissent expliquer l'élaboration d'un second « témoignage» dans l'Église, à côté de l'Ancien Testament. L'un de ces facteurs a certainement été l'écou­lement rapide du temps, l'Église ayant alors besoin de découvrir toutes les ressources possibles pour se rattacher à son passé et pour assurer sa pérennité dans la tradition de la foi. À côté de la codification de la tradition en credo et en liturgies, parallèlement au développement de la charge d'évêque en une sorte de principauté épiscopale, les « sou­venirs des apôtres » constituaient une de ces ressources de continuité. L'établissement d'un canon fut également dû à la circulation d'écrits qui portaient le nom des apôtres mais ne contenaient aucun enseignement apostolique (tel du moins que l'Église le définissait dans son credo et l'impo­sait par ses évêques). On a déjà dit plus haut que certains de ces écrits comme l'Évangile de Jean ou les Actes de Philippe, après de longues éclipses, n'ont ressurgi qu'en des temps très récents. L'examen critique des écrits prétendu­ment laissés par la génération des apôtres occupa les chrétiens jusqu'au ive siècle. Au début du Ive, l'écrivain et prélat grec Eusèbe de Césarée proposa de classer ces écrits en trois catégories (279) : ceux qui avaient été presque uni­versellement reconnus comme parties intégrantes du Nou­veau Testament ; ceux qui avaient été contestés avant d'êtrefinalement intégrés ; enfin, ceux qui étaient considérés comme plus ou moins sérieux par telle ou telle « chapelle» de l'Église, avant d'être rejetés.

 

Livres reconnus et livres contestés

 

une liste des livres contestés puis finalement inclus dans le canon du Nouveau Testament. L'Épître aux Hébreux appartient à cette catégorie : elle semble avoir été acceptée dans l'Église orientale mais refusée dans l'Église occiden­tale, car elle ne figure pas dans le canon de Muratori et elle est mise en doute par d'autres auteurs. L'Épître de Jacques est encore plus controversée. Si la Première Épître de Pierre est presque universellement reconnue, elle ne figure pourtant pas dans le paragraphe précédent en raison de son absence du catalogue muratorien. Par ailleurs, la Seconde Épître de Pierre a été mise en doute par plusieurs auteurs chrétiens qui acceptaient la première dans le canon. L'Épître de Jude apparaît dans le canon de Muratori, mais elle a été rejetée ailleurs. Les trois Épîtres de Jean ont parfois été réunies dans un même volume, mais la deuxième et la troisième ne sont pas aussi généralement acceptées que la première. Quant à l'Apocalypse, elle a suscité davantage de controverses que tous les autres ouvrages intégrés dans le canon : d'une part, ce genre de littérature avait mauvaise presse en raison de son association fréquente avec les mouvements schismati­ques et hérétiques, dès les débuts du christianisme ; d'autre part, beaucoup ne croyaient pas que le même homme pût être l'auteur à la fois d'un Évangile et de l'Apocalypse. En général, les livres finalement intégrés au canon étaient associés d'une façon ou d'une autre au nom d'un apôtre —ce qui aide à comprendre l'intégration de l'Épître de Jude. En revanche, l'Épître aux Hébreux ne porte le nom d'aucun apôtre — l'attribution à Paul, on l'a vu, est plus tardive —mais sa force intrinsèque semble avoir joué: s'il fallait un canon des écrits chrétiens datant de la génération des apôtres, cet ouvrage devait en faire partie, quel que fût son auteur.

 

     Formation du canon du Nouveau Testament

 

Les écrits d'Eusèbe de Césarée (265-340) et de son cadet Athanase d'Alexandrie (295-373) montrent à l'évidence qu'un accord sur les ouvrages contestés était en vue vers le milieu du IVe siècle et que le canon du Nouveau Testament — tel qu'il apparaît dans les Bibles chrétiennes actuelles —était près de connaître une acceptation quasi universelle. Ce canon apparaît pour la première fois en l'état dans une lettre d'Athanase datée de 367. Selon cette lettre, d'autres traditions gardèrent un temps leur singularité. C'est ainsi que l'école théologique d'Antioche ne reconnaissait généralement que trois « épîtres catholiques » — Jacques, 1 Pierre et 1 Jean — tandis que l'un de ses plus illustres représentants, Théodore de Mopsueste, rejetait la totalité de cette section du canon. L'Église d'Occident allait suivre la leçon d'Athanase d'Alexandrie sur ce point : en 382, un synode organisé à Rome par le pape (et futur saint) Damase ler consacra, sous l'influence de Jérôme le Dalmate (futur saint lui aussi, et Père de l'Église latine), l'adoption d'une liste d'ouvrages correspon­dant à celle d'Athanase d'Alexandrie (futur saint également, et Père de l'Église grecque). L'ensemble fut ratifié par le pape Gélase Ter, grand pourfendeur des hérésies, à la fin du ve siècle. La même liste fut confirmée indépendamment, pour la province d'Afrique, en 393 à Hippo Regius*, et à Carthage en 397 et 419, sous la direction de l'évêque Augustin de Tagaste (futur saint et Père de l'Église latine). Le second canon adopté au Sixième Concile oecuménique, à la fin du vie siècle*, paracheva formellement la for­mation du canon officiel du Nouveau Testament. Cela contraste avec le statut canonique de l'Ancien Testament dans l'Église, pour la fixation duquel il fallut attendre le concile de Trente, en 1546 — le statut des Apocryphes restant alors dans l'incertitude.

(Texte tiré du livre « A qui appartient la Bible » pp. 151-155)

 http://earlychristianwritings.com/q.html The Lost Sayings Gospel Q

 

Les différentes versions du NT

(NT par Arnaud)

 https://books.google.fr/books?id=2LY7AAAAcAAJ&printsec=frontcover&source=gbs_v2_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false

 (NT par Rilliet)

 https://books.google.fr/books?id=hBcVAAAAQAAJ&printsec=frontcover&source=gbs_v2_summary_r&hl=fr#v=onepage&q&f=false

 (NT par Stapfer)

 http://www.archive.org/stream/lenouveautestame00stap#page/n9/mode/2up

 http://456-bible.123-bible.com/stapfer/stapfer.htm

(NT par Oltramare)

 http://456-bible.123-bible.com/oltramare/oltramare.htm

(NT par Darby)

 http://bible.free.fr/archives/bible.html  (texte grec/français Darby)

(NT par Ostervald)

http://www.regard.eu.org/Livres.7/Argumens.Reflexion.Nt.Ostervald/index.html

(NT version Lausanne)

http://456-bible.123-bible.com/lausanne/lausanne.htm

(NT version Synodale)

http://456-bible.123-bible.com/synodale/synodale.htm

 

 (NT versions qrecques)

 http://levigilant.com/texte_recu/index.html Texte Reçu Grec de Robert Estienne (Stephanus) 1550

 http://bibledbdata.org/onlinebibles/greek_1894_utf8/  Greek NT (Scrivener-1894) UTF8

 http://bible.free.fr/archives/bible/Nouveau_Testament_Grec.pdf

 

 AUTRES RÉFÉRENCES

 http://epelorient.free.fr/nta/intros_nta/intros_nta.html

 http://epelorient.free.fr/nta/nta.html

 http://www.earlychristianwritings.com/newtestament.html

 http://www.earlychristianwritings.com/e-catena/ (commentaires des pères sur le NT)

 http://universdelabible.net/les-traductions-de-la-bible/les-manuscrits-originaux/les-textes-de-base?start=3

 http://godieu.com/texte_recu/index.html

 http:/ http://www.skypoint.com/members/waltzmn/  The Encyclopedia of New Testament Textual Criticism/www.csntm.org/Manuscript

 http://earlychristianwritings.com/newtestament.html

 

Les évangiles

(Sites de référence)

Commentaires sur les évangiles

http://ressourcesbibliques.weebly.com/les-evangiles.html

https://archive.org/stream/HistoireEvangelique/evangiles#page/n14/mode/1up

https://theotex.org/perl/theotex_pgsvg.pl?bk=L_godet_synoptiques#top (Les synoptiques)

https://theotex.org/perl/theotex_pgsvg.pl?bk=godet_luc#top

https://theotex.org/perl/theotex_pgsvg.pl?bk=godet_jean#top

http://ressourcesbibliques.weebly.com/les-evangiles.html

 

Le texte des Évangiles et les commentaires des pères de l'Église

http://www.apologetique.net/EvangilePere/EvangilePere.aspx

http://earlychristianwritings.com/matthew.html

http://earlychristianwritings.com/mark.html

http://earlychristianwritings.com/luke.html

http://earlychristianwritings.com/john.html

 

Motes sur la vie de jésus

http://www.lexilogos.com/document/renan/vie_jesus.htm

LE PROBLÈME DE L’INERRANCE ET LE NOUVEAU TESTAMENT

LE DÉFI Retrouver l'enseignement originel (Jésus parlait araméen)

 « Au IVe siècle, saint Jérôme, qui entreprit la rédaction de la Vulgate, une traduction latine du texte grec, considère que « bien des erreurs se sont glissées dans nos manuscrits. Sur le même sujet, un évangile est plus long, l'autre, jugé trop court, a subi des additions. Ou bien encore, quand le sens est le même, mais l'expression, diffé­rente, telle personne, lisant d'abord l'un des quatre Évangiles, a jugé bon de corriger tous les autres d'après celui-ci. Il en résulte que chez nous tout est mélangé ;qu'il y a chez Marc bien du Luc et du Matthieu ; chez Matthieu bien du Luc et du Jean et ainsi de suite . » Dès le milieu du IIe siècle, saint Irénée, célèbre pour sa lutte contre les hérésies, se plaint des copistes qui, « dans la traduction d'un texte, s'estimant plus habiles que les apôtres, ne craignent pas de les corriger . » Louis Rougier résume en quelque sorte la situation lorsqu'il constate que,« jusqu'à la fixation du Canon du Nouveau Testament dans le dernier quart du IIe siècle, les textes ont été exposés à des multiples périls : étourderies des copistes, malice des hérétiques, zèle pieux des orthodoxes, remanie­ments des harmonisateurs, interprétation des exégètes. Au fur et à mesure que les croyances évoluaient, les mêmes mots, les mêmes expressions changeaient de sens. Une accumulation de couches rédactionnelles venait grossir et amplifier des recueils de paroles ou écrits à l'origine très rudimentaires. Les rédacteurs travaillaient de seconde main' ».

 

Une ligne de recherche particulièrement intéressante consiste à creuser au travers de ces différentes couches rédac­tionnelles pour en retrouver la formulation d'origine. On sait en effet que Jésus connaissait l'hébreu parce qu'il pouvait lire et citer les Écritures. Selon certains spécialistes, il compre­nait et parlait aussi le grec parce qu'il s'est sans doute adressé dans cette langue à Pilate (Mt 27, 11-14 ; Mc 15, 2-5 ; Lc 23, 3 ; Jn 18, 33-38) ainsi qu'au centurion romain (Mt 8, 5­13 ; Lc 7, 2-10 ; Jn 4, 46-53). De même, occasionnellement, il a pu le parler avec la femme syrophénicienne de naissance mais dont Marc nous dit qu'elle était grecque (Mc 7, 26) ou encore avec les Grecs mentionnées en Jean 12, 20. Une autre précision en Jean 7, 35 le laisse d'ailleurs supposer : « Les Juifs se dirent entre eux : "Où va-t-il aller, que nous ne le trouverons pas ? Va-t-il rejoindre ceux qui sont dispersés chez les Grecs et enseigner les Grecs ?" »

 

Cependant, les savants s'accordent de nos jours pour considérer que Jésus parlait et enseignait principalement dans sa langue natale, une variante de l'araméen occidental, c'est-à-dire l'araméen palestinien, l'un des cinq dialectes araméens usités à son époque 8. On peut donc soulever le point suivant: puisque Jésus a enseigné en araméen et que son enseignement nous est retransmis par le texte grec des Évangiles, il y a donc eu nécessairement une traduction d'une langue à l'autre et cela, quelles que soient les différentes théories proposées au sujet de la langue originelle des Évangiles eux-mêmes. Il se pose alors la question de la fiabilité d'une telle traduction. Cet aspect est d'autant plus complexe qu'il s'agit d'un ensei­gnement spirituel impliquant des subtilités et des nuances déjà difficiles à saisir en soi. La difficulté est démultipliée lors­qu'il se rajoute, au passage d'une langue à une autre, le trans­fert à une tout autre ambiance culturelle.  La mentalité sémi­tique est bien différente de la mentalité hellénique, même si l'on a pu repérer une influence de cette dernière sur la vie juive dans la Palestine du Ier siècle.

 

Dans leurs recherches pour se rapprocher au plus près des paroles originelles prononcées par Jésus, les experts ont pu utiliser les textes araméens de Qumrân°, les anciennes versions syriaques des Évangiles (un dialecte araméen loca­lisé au nord de la Syrie et au sud de la Turquie), en particulier la Peshitta qui signifie « vraie », « simple », « sincère » et qui contient une version complète des quatre Évangiles en ara­méen. Cette version est disponible en de nombreux manus­crits et présente une grande fiabilité. Pour le spécialiste fran­çais Pierre Perrier et son équipe de recherche, le texte araméen primitif conservé par les Églises orientales a été fixé très tôt et « la plupart des textes grecs ne sont que la traduc­tion d'un original araméen dont la Peshitta nous donne une image fidèle ». Dans son ouvrage savant et riche d'informa­tions pour ceux qui s'intéressent à l'araméen des Évangiles, P. Perrier écrit : « Beaucoup d'exégètes ont insisté sur le grand nombre d'aramaïsmes existant dans les textes grecs et

 

Nous retiendrons seulement que l'exis­tence d'un texte antérieur oral ou écrit araméen est néces­saire pour expliquer ce fait bien établi. La plupart des sémi­tismes allégués étant communs à l'hébreu et au moyen araméen, puisque l'hébreu dérive assez directement de l'ara­méen ancien, certains ont pu supposer que l'original des textes était hébreu. Mais ni les termes araméens conservés ni les sémitismes proprement araméens ne manquent pour éta­blir fermement l'origine araméenne des textes antérieurs aux textes grecs et latins  ». Ce texte araméen de la Peshitta est délaissé par la plupart des exégètes qui, du fait de leur formation, ne travaillent que sur le grec. Il est pourtant nécessaire de souligner que la Peshitta a une stabilité aussi grande que les textes juifs : il en résulte que les variantes de manuscrit sont cent fois plus faibles en araméen qu'en grec 11 !

 

L'alourdissement des textes occidentaux est dû à la présence de gloses explicatives, car en regard des Évangiles il faut environ vingt pour cent de mots supplémentaires en grec et en latin par rapport à l'araméen. Le risque d'erreurs s'en trouve accru d'autant. Les contresens peuvent être liés ne serait-ce qu'à un point de grammaire

(Texte tire du livre “ Jésus parlait Araméen “, pp.20-25, pae Eric Edelmann, biblio Laval, Germ. Guèv, 226.06E21j)