Les premières versions bibliques

 

  Les premières versions bibliques seraient apparues autour de 700 av JC avec les vieux manuscrits hébreux post-exiliques qui seront ensuite traduits en grec autour de 250 av JC (la Septante). Ensuite la LXX sera elle même traduite dans les différentes langues proche-orientales pour enfin devenir le texte biblique latin de la version officielle de l'église chrétienne avec la revision des textes anciens par Jérôme autour de 400 ap JC.(La Vulgate).

 

LES VIEUX MANUSCRITS 

 Il nous faudra d'abord examiner l'évolution des différents témoins textuels qui ont servi a définir ce que nous appelons aujourd'hui la  Bible. Pour ce faire, j'ai choisi de suivre la démarche de type "chronologique".

 

 

 

 

 

 

 

Les témoins textuels de la Bible

 

Texte hébreu

 

Premier manuscrit complet de la Bible Codex de St Petersburg (“ Leningradensis ”, début duXIième s. ap. J-C, base de l’édition de la BHS). L’écriture est à l’origine consonantique et les manuscrits sont peu harmonisés (textes locaux). Seulement à partir du IIe s. on cherche à établir un texte standard. Ceux qui cherchent à établir ce texte sont appelés les “ massorètes ” (en araméen : m-s-r : transmettre). Différentes tentatives de vocaliser le texte standard. Au XIIe s. c’est le système de la famille Ben Asher qui s’impose (avec l’appui du philosophe Maimonide).

 

Textes pré-massorétiques

1. Les manuscrits de Qumran (découverts dès 1947), fin du IIe s. avant notre ère ; des fragments de presque tous les livres bibliques.

2. Papyrus Nash. contient le Décalogue et Dt 6,4s (contemporain de Qumran)

3. Rouleaux de Massada (Ier s. ap. JC) : restes de 14 rouleaux proche du texte massorétique (TM).

4. Textes du Wadi Murabbaat (désert de Juda, IIe s. ap. JC), proches du TM

5. Fragments de la Gueniza du Caire (Ve/VIe s.) permettent de reconstruire les systèmes de vocalisation.

 

Textes non-massorétiques

1. Pentateuque samaritain : il remonte sans doute à l’ère préchrétienne, mais tous nos  manuscrits datent du Moyen Age. Texte populaire.

2. Certains manuscrits de Qumran

 

Les Traductions

 

Traductions en grec

1. La Septante (LXX, légende d’origine dans la lettre d’Aristée : la torah aurait été traduitde manière identique par 72 savants juifs en 72 jours, sous le règne de Ptolémée II, 308-246). Plus ancien manuscrit : papyrus grec 458, datant du IIe s. avant notre ère ; LXXcomplet dans le Codex Vaticanus (IVe s.), Codex Sinaïticus, Codex Alexandrinus (Ve s.). Utilisée par les Chrétiens, rejeté par les Juifs.

2. Autres traductions (juives) : Aquila, Symmaque, Théodotion. On n’a qu’uneconnaissance fragmentaire de ces oeuvres perdues.

 

Targums araméens : Traductions libres et commentées du texte hébreu.

1. Targums palestiniens : targum du Pentateuque ; Targum Pseudo-Jonathan(Jérusalem I)

2. Targums babyloniens : Targum Onqelos (le plus important), Targum Jonathan. Traductions en syriaque La Peshitta, après la LXX, la plus vieille traduction de la Bible.

 

Traductions latines

1. La Vielle Latine (n’est conservée que de manière fragmentaire).

2. Traduction de Jérôme (350-342) devient la “ Vulgate

 

Bibliographie:

Dupont-Roc, Roselyne et Mercier, Philippe, Les manuscrits de la Bible et la critique textuelle, CE 102; Paris, Cerf, 1998.

Römer, Thomas et Macchi, Jean-Daniel, Guide de la Bible hébraïque. La critique textuelle dans la Biblia Hebraica Stuttgartensia, Genève, Labor et Fides, 1994.

 


 

 

 

 

 Schéma des différents témoins textuels

     voir aussi le diagramme proposé sur Wikipedia 

     http://schools-wikipedia.org/images/1825/182583.png.htm

 

 

 Ce que l'on doit retenir de ce qui précède:

Les premières versions de la Bible sont principalement constituées de deux types de documents:

1- Les témoins textuels Hébraiques (et leurs variantes)

     http://www.biblelapomme.fr/blppack1/P1/Form.A-alliance.pdf

2- Les traductions grecques et latines (et leurs variantes)

     https://fr.wikipedia.org/wiki/Manuscrits_bibliques

 

 


 

 

I-Les témoins textuels Hébraiques 

 

1- LE TANAKH : (les textes originaux de la Bible en hébreu)

 

 https://fr.wikipedia.org/wiki/Tanakh (description détaillée du mot Tanakh)

 http://www.sefarim.fr/  (hébreu-français)

 http://www.mechon-mamre.org/p/pt/pt0.htm (hébreu-anglais)

 http://www.scripture4all.org/OnlineInterlinear/Hebrew_Index.htm

 http://www.lexilogos.com/bible_hebreu_grec.htm

 http://www.sacred-texts.com/bib/tan/index.htm   TaNaK (Hebrew)

 https://www.tanakhml.org/d11.php2xml?sfr=1&prq=1&pnt=tru&acc=tru&dia=tru&enc=heb

 http://www.bibelwissenschaft.de/online-bibeln/biblia-hebraica-stuttgartensia-bhs/lesen-im-bibeltext/

 


 

 

 2-TEXTES PRÉ-MASSORÉTIQUES

 

 Les manuscrits de Qumran

..."Le bilan actuel des fouilles faites au cours des années dans les grottes surplombant la Mer Morte est le suivant: 100'000 fragments de vieux textes juifs, répartis en 870 manuscrits différents, dont 220 sont des textes bibliques de l'Ancien Testament. Tous les livres canoniques de l'AT y sont représentés, sauf celui d'Esther.." tiré de: http://www.bible-ouverte.ch/messages/etudes/152-manuscrits-de-la-mer-morte.html?showall=

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Manuscrits_de_la_mer_Morte

http://levigilant.com/atlas_de_la_bible/atlas_html/qumram.htm

http://www.deadseascrolls.org.il/featured-scrolls

http://dss.collections.imj.org.il/isaiah

http://dss.collections.imj.org.il/temple

http://dss.collections.imj.org.il/war

http://dss.collections.imj.org.il/community

http://dss.collections.imj.org.il/habakkuk

http://wol.jw.org/fr/wol/d/r30/lp-f/2001120

 

 

 Le Papyrus de Nash

 Le papyrus Nash sert à désigner un ensemble de quatre fragments de papyrus acquis par W. L. Nash en Égypte en 1898 et aujourd'hui exposés à la bibliothèque de l'Université de Cambridge.

 http://egypte-antique.wikibis.com/papyrus_nash.php

 https://fr.wikipedia.org/wiki/Papyrus_Nash

 http://lenomdivin.info/archeologie/nash.htm

 

 

 Geniza du Caire

https://fr.wikipedia.org/wiki/Guenizah_du_Caire

..." La découverte de ces fragments suscita de grands espoirs parmi les biblistes : car, parmi les 200 000 fragments environ que contenait la remise (cf. Kahle 1959 : 13, Würthwein 1995 : 33, Wegner 2006 : 155), parmi toutes sortes de documents (lettres privées, contrats, pages du Talmud, des Targums, cf. Kahle 1959 : 12), figuraient aussi des portions de la Bible hébraïque..."

fragment tiré de:  http://areopage.net/blog/2014/04/05/la-genizah-du-caire/

VOIR AUSSI: http://www.akadem.org//sommaire/themes/histoire/moyen-age/la-guenizah-du-caire/des-ruelles-du-caire-aux-autoroutes-numeriques-27-03-2008-7234_59.php

 


 

 

 3-TEXTES NON-MASSORÉTQUES

 

Le Pentateuque Samaritain

"...La Bible samaritaine ou Pentateuque samaritain est la version du Pentateuque en usage chez les samaritains, communauté religieuse se réclamant d'une ascendance israélite parente du judaïsme...."  tiré de:  https://fr.wikipedia.org/wiki/Bible_samaritaine

 http://patrologia.narod.ru/biblia/samarit/index.htm (Pentateuque Samaritain)

 https://babel.hathitrust.org/cgi/pt?id=nnc1.cu58983651;view=1up;seq=27 (exode sam)

 " Le "Pentateuque samaritain".
Après avoir déporté la plupart des habitants de Samarie et du royaume des dix tribus d’Israël en 740 av. n. è., l’Assyrie y installa des païens amenés d’autres territoires de son empire (2R 17:22-33). Avec le temps, les descendants de ceux qui étaient restés en Samarie et de ceux qui y avaient été implantés par les Assyriens furent appelés Samaritains. Ils acceptaient les cinq premiers livres des Écritures hébraïques et, vers le IVème siècle av. n. è., ils produisirent le Pentateuque samaritain, qui n’est pas vraiment une traduction du Pentateuque hébreu original, mais plutôt une transcription de ce texte en caractères samaritains, avec l’ajout d’idiotismes samaritains. Parmi les manuscrits du Pentateuque samaritain existants, peu sont antérieurs au XIIIème siècle de n. è.. Sur les quelque 6 000 divergences relevées entre le texte samaritain et le texte hébreu, une bonne majorité sont sans importance. Une variante digne d’intérêt apparaît en Exode 12:40, où le Pentateuque samaritain s’accorde avec la Septante."

 Tiré de: http://hlybk.pagesperso-orange.fr/bible/version.htm

 

  On peut aussi voir la version samaritaine du Pentateuque dans la   Bible Polyglotte de Londres:

  https://archive.org/stream/WaltPoly1PrologVariantReadings/WaltPoly2_Genesis-Leviticus%29#page/n0/mode/2up

  https://archive.org/stream/WaltPoly1PrologVariantReadings/WaltPoly3_Leviticus-Judges%29#page/n189/mode/2up

  https://archive.org/details/WaltPoly1PrologVariantReadings (Tomus Primus(Gen-Deut))


 

 

 4- TEXTES MASSORÉTIQUES

 Le texte massorétique (abrégé TM) est le texte biblique hébreu transmis par la Massorah, produit du travail des massorètes. Il trouve probablement son origine dans un texte dit « proto-massorétique » datant de la fin du Ier siècle av. J.-C., qui sert de base à de nombreuses traductions de la Bible. Tiré de:  https://fr.wikipedia.org/wiki/Texte_massor%C3%A9tique (texte massorétique)

 http://hlybk.pagesperso-orange.fr/bible/massorete.htm

 https://fr.wikipedia.org/wiki/Massor%C3%A8te   ( VIII ieme Siècle)

 https://fr.wikipedia.org/wiki/Massorah

  Les Bibles Hébraiques imprimées (tiré du livre "Manuel Biblique" par Vigouroux, vol 1 pp 166/180 voir dossier Études Bibliques 2016)

  " Nos Bibles hébraïques imprimées sont la reproduction des manuscrits massorétiques. Le psautier est la première partie du texte hébreu qui ait été imprimée, in-4", 1477, probablement à Bologne. La première édition typographique complète de l'Ancien Testament hébreu est celle de Soncino, 1488, avec points-voyelles et accents. La seconde est celle de la Polyglotte de Compluto, 1514-1517, faite d'après sept manuscrits hébreux (n» 156, l»). La troisième est celle qui a été publiée à Venise, par un imprimeur chrétien, originaire d'Anvers, Daniel Bomberg, en 1518, 2 gros in-fo. Elle eut pour éditeur Félix Pratensis. On la désigne sous le nom de Bible rabbinique; elle contient le texte hébreu, le targum araméen et les commentaires des rabbins les plus célèbres. Elle fut réimprimée avec des additions importantes sous la direction du rabbin Jacob ben Chayim, 4 in-fo, 1525 et 1547-1549. Elle est faite principalement sur des manuscrits espagnols. L'édition de 1547 est très estimée. Les autres éditions principales de la Bible hébraïque sont celles de Buxtorf, Bâle, 1619; de Séb. Munster, 2 in-4», Bàle, 1536; de Leusden, 1667; d'Athias, 1667; de Jablonski, in-8", Berlin, 1699; in-12, 1712; do Van der Hooght, Amsterdam, 1705. Le texte de Van der Hooght est considéi^é aujourd'hui comme le textus receptus. L'édition qui le reproduit le mieux est celle de Theil, Leipzig, 1849 (stéréotype)."

 VOIR:  Bible. A.T. (hébreu) avec voyelles et signes de cantilation

 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84472928/f13.item.r=La%20Bible.zoom

 

 

 Le Codex d'Alep est la plus ancienne version connue de la Bible hébraïque selon la massoratibérienne (920 ap JC)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Codex_d%27Alep

http://aleppocodex.org/

http://www.aleppocodex.org/aleppocodex.html

 

 

 Le Codex de Léningrad daté de 1008, est la plus ancienne copie complète du texte massorétique de la Bible hébraïque.

 https://fr.wikipedia.org/wiki/Codex_de_L%C3%A9ningrad 

 https://archive.org/details/Leningrad_Codex (premier manuscrit complet de la Bible)

 https://theotex.org/perl/theotex_pgsvg.pl?bk=athf#top

 

 


 

 

5- AUTRES TÉMOINS TEXTUELS HÉBRAIQUES

 LES TALMUDS, LA MISHNA, LES COMMENTAIRES...

 http://www.sacred-texts.com/jud/talmud.htm (Babylonian Talmud)

 http://www.jewishvirtuallibrary.org/jsource/Judaism/FullTalmud.pdf

 http://www.sacred-texts.com/jud/index.htm 

 

Salomon ben Isaac (1040-1105). (Commentaire de la Bible en Hébreu)
 
 

 

II-LES TARGUMS

II-LES TARGUMS

 " Quand la langue hébraïque tomba en désuétude parmi les Juifs, on éprouva le besoin de traduire l'Ancien Testament,pour que tous pussent le comprendre, dans la langue qui avait remplacé l'ancien hébreu, c'est-à-dire en cbaldéen pour les Juifs d'Asie, et en grec pour les Juifs d'Egypte.Cette traduction fut d'abord orale , mais elle fut plus tard consignée par écrit et reçut, dans les pays araméens, le nom de targum ou interprétation. La traduction grecque, comme nous le verrons plus loin, prit le nom de version des Septante .

  Le Targum est plutôt une paraphrase qu'une simple version de la Sainte Écriture. Comme le targumiste traduisait primitivement le texte sacré au peuple, de vive voix, il y ajoutait les explications qu'il jugeait nécessaires pour le faire mieux comprendre. Ces explications et additions sont restées dans les Targums écrits que nous possédons. Ils sont en langue chaldaïque . Leur utilité critique consiste surtout à établir que le texte original dont se sont servis les auteurs était au fond le même que celui des massorètes et à nous fournir ainsi une preuve importante de l'intégrité des Livres Saints. Il nous en reste encore sept."

 Tiré du livre "Manuel Biblique" par Vigouroux, vol 1 pp 171/185 à 177/191 voir dossier Études Bibliques 2016)http://jesusmarie.free.fr/vigouroux_manuel_biblique_introduction.pdf

 

I. Targoum d'Onkelos.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Targoum_Onkelos

 " Le Targum d'Onkelos est sur le Pentateuque. Onkelos vivait au 1er siècle de l'ère chrétienne, et probablement en Palestine. La Mischna dit que c'était un prosélyte. On l'a quelquefois confondu à tort avec le traducteur grec de la Bible, Aquila, qui est moins ancien. Sa traduction est presque littérale et écrite en un langage pur et simple. Elle est très précieuse, parce qu'elle nous fait connaître quelle était la tradition juive avant J-C. On remarque des traits frappants de ressemblance entre cette version et celle des Septante. Les Juifs ont toujours fait grand cas du Targum d'Onkelos; ils ont même composé sur lui une massore (3)..."

On peut aussi lire Onkelos dans les Polyglottes d'Alcala et de Londres

 https://archive.org/stream/WaltPoly1PrologVariantReadings/WaltPoly2_Genesis-Leviticus%29#page/n9/mode/2up

https://archive.org/details/ComplutensianPolyglotBibleOldTestamentNewTestament (voir ici la section Chaldaic et sa trad latine)

 

 

 II. Targum de Jonathan ben Uzziel.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Targoum_des_Proph%C3%A8tes

https://sites.google.com/site/targumjonathan/Home

 Le Targum de Jonathan ben Uzziel ou fils d'Uzziel porte le nom de Targum sur les prophètes, parce qu'il embrasse les livres que les Juifs appellent les prophètes anciens et récents , c'est-à-dire Josué, les Juges, les deux livres de Samuel et les Rois, Isaïe, Jérémie, Ézéchiel et les douze petits prophètes. D'après le Talmud, Jonathan ben Uzziel était disciple de Hillel et, par conséquent, contemporain de Notre-Seigneur. Aussi ne trouve-t-on dans sa paraphrase, de même que dans celle d'Onkelos, aucune trace des polémiques des Juifs avec les chrétiens. Son travail a toujours été très apprécié de ses coreligionnaires. Il est simple et assez littéral dans les livres historiques ; dans les livres auxquels nous donnons le nom de prophétiques, il est entremêlé de paraphrases. Plusieurs explications d'Uzziel sont remarquables et attestent l'interprétation messianique donnée de son temps aux prophéties... Ce Targum, le plus important de tous avec celui d'Onkelos , fut exclu de la Polyglotte de Complute,mais il est dans celle d'Anvers, de Paris et de Londres.

 

 

III -Targum du pseudo-Jonathan et Targum de Jérusalem sur le pentateuque

https://fr.wikipedia.org/wiki/Targoum_Pseudo-Jonathan

 On attribue faussement à Jonathan ben Uzziel un Targum sur le Pentateuque . Ce Targum n'est pas une version, mais une paraphrase perpétuelle. Il est d'ailleurs précieux pour nous faire connaître les traditions juives, religieuses et nationales, qu'il reproduit fidèlement. Il a été composé vers le milieu du septième siècle. L'auteur s'est servi du Targum d'Onkelos et a écrit en Palestine.

2^ Le Targum de Jérusalem sur le Pentateuque ne forme pas un tout complet; c'est simplement une collection de fragments, extraits, au moins pour une bonne partie, du Targum du pseudo-Jonathan, et d'ailleurs bien liés ensemble.

 Voir ici une comparaison entre la version hébraique du Pentateuque et les textes des trois targoums précédents (Onk-Jon-Jér): http://juchre.org/targums/comp/gen01.htm

 Pour la suite des infos sur les Targoums, je reprends ici l'article  de Vigouroux cité au début de la section Tiré du livre "Manuel Biblique" par Vigouroux, vol 1 pp 171/185 à 177/191 voir dossier Études Bibliques 2016)http://jesusmarie.free.fr/vigouroux_manuel_biblique_introduction.pdf

 

 IV. Targums de Job, des Psaumes et des Proverbes.

Les Targums sur les hagiographes forment un seul groupe qu'on subdivise ordinairement en trois : 1° les Targums de Job, des Psaumes et des Proverbes; 2^ les Targums des cinq megillôth , c'est-à-dire du Cantique des Cantiques,de Ruth, des Lamentations, de l'Ecclésiaste et d'Esther, et 3°' le Targum des Chroniques ou Paralipomènes.

2" On croit que le Targum sur Job a été composé en Syrie. Le second, celui des Psaumes, est attribué, à tort ou à raison, à Joseph l'aveugle. Celui des Proverbes est le plus ancien des trois. Ils sont tous postérieurs au Talmud et datent dusixième au neuvième siècle. Les écrivains juifs les ont ordinairement désignés sous le nom de Targum de Jérusalem sur les hagiographes. Le Targum sur Job est très diffus. Celui sur les Psaumes l'est un peu moins, mais il paraphrase cependant encore beaucoup le texte...Le Targum sur les Proverbes est le meilleur des trois. Il a des points de contact avec la version syriaque. On peut s'en servir avec fruit.

 

 V. Targum des cinq Megillôth.

Nous avons aussi une collection de Targums sur les cinq megillôth c'est-à-dire Ruth, Esther, l'Ecclésiaste, le Cantique des Cantiques et les Lamentations. Ils doivent probablement leur origine à divers auteurs, et sont tous une paraphrase du texte, renfermant des additions, des légendes et des fables. Leur composition est postérieure à celle du Talmud et à celle du Targum sur les livres poétiques . La langue dans laquelle ils sont écrits est un dialecte intermédiaire entre l'araméen occidental du Targum de Job et l'araméen oriental du Talmud de Babylone. Ils ont été publiés dans les Polyglottes d'Anvers, de Paris et de Londres, et par Hûbsch.

 

 VI. Le second et le troisième Targum d'Esther.

 Le Targum connu sous le nom de second Targum d'Esther se trouve dans la Polyglotte de Londres. Celui qu'on appelle le premier, et qui est imprimé dans le volume de la Polyglotte d'Anvers, n'est qu'un abrégé de celui qui est improprement appelé second. 2o Un autre Targum d'Esther, dit troisième, a été publié en latin par Taylor ; il est très diffus, surtout au commencement, et rempli de fables.

 

VII. Le Targum des Chroniques ou Paralipomènes.

 Le Targum sur les Chroniques ou Paralipomènes n'est connu que depuis le XVII e siècle. Il fut découvert par Beck dans un manuscrit de la Bibliothèque d'Erfurt et publié par lui en deux volumes in-4°, 1680-1683. Une nouvelle édition, d'après un nouveau manuscrit de Cambridge, fut publiée plus tard, en 1715, à Amsterdam, par Wilkins. Elle comble les nombreuses lacunes du.manuscrit d'Erfurt. La langue et le style montrent que ce Targum est d'origine palestinienne assez récente, du VIIIsiècle environ. Il contient beaucoup de fables et d'inexactitudes. Des passages entiers du Targum de Jérusalem sur le Pentateuque y sont reproduits mot pour mot .


 

 
 III- LES TRADUCTIONS GRECQUES ANCIENNES

I- LA SEPTANTE (-250...)

 

On parle maintenant de plus en plus le grec plutôt que l’hébreu ou l'araméen

 « …dans le monde méditerranéen, voici deux millénaires, parler ou écrire le grec était tout simplement la meilleure façon possible de se faire com­prendre partout...Même en Terre sainte, l’hébreu de la Bible était lui-même devenu de plus en plus étranger, ayant été remplacé comme langue véhiculaire par l’araméen.… »(Texte tiré du livre «  A qui appartient la Bible », pp. 75-78, Jaroslav Pelican, biblio de Laval, Germ. Guèv. , 220.09P384a)

http://ba.21.free.fr/septuaginta/genese/genese_1.html (Guiguet)

https://theotex.org/perl/theotex_pgsvg.pl?bk=lxx#top (intro+txt grec-franç)

https://theotex.org/septuaginta/genese/genese_1.html

https://theotex.org/ntgf/matthieu/matthieu_1_gf.html

http://www.sacred-texts.com/bib/sep/gen.htm (txt grec)

http://areopage.net/PDF/LXX_Giguet.pdf

https://fr.wikipedia.org/wiki/Septante

http://cigales-eloquentes.over-blog.com/article-la-bible-des-septante-en-traduction-fran-aise-73214976.html

 

" L’un des plus anciens manuscrits de la Septante qui aient traversé les âges est le Papyrus 957, appelé aussi "Papyrus Rylands III. 458", conservé à la Bibliothèque John Rylands à Manchester (Angleterre). Il date du IIème siècle av. n. è. et consiste en fragments du Deutéronome (23:24–24:3 ; 25:1-3 ; 26:12, 17-19 ; 28:31-33). Un autre manuscrit, du Ier siècle av. n. è., le "Papyrus Fouad 266" (propriété de la Société Égyptienne de Papyrologie du Caire), contient des parties de la deuxième moitié du Deutéronome selon la Septante. En divers endroits, on y trouve le Tétragramme (YHWH en français) du nom divin sous la forme de caractères hébreux archaïques insérés dans le texte grec.

Ainsi, la Septante a été conservée dans de nombreux manuscrits, beaucoup étant fragmentaires, mais d’autres relativement complets.

Les textes de la Septante sont notamment conservés sur les trois célèbres manuscrits en onciale sur vélin : le Vaticanus 1209 et le Manuscrit sinaïtique (Sinaïticus), tous deux du IVème siècle de n. è., et l’Alexandrinus, du Vème siècle de n. è. Le Vaticanus 1209 porte une Septante presque complète; une partie des Écritures hébraïques autrefois incluse dans le Manuscrit sinaïtique a été perdue ; dans l’Alexandrinus, elle est assez complète, mais il lui manque certains passages de la Genèse, de Un Samuel et des Psaumes.."TIRÉ DE: http://hlybk.pagesperso-orange.fr/bible/version.htm

 

 - le Codex sinaiticus (British Library de Londres), la plus ancienne des bibles, qui contient la version complète du Nouveau Testament, rédigé entre 330 et 350 sur des peaux de boeuf par les moines du monastère Sainte-Catherine, sur le Mont Sinaï,

https://fr.wikipedia.org/wiki/Codex_Sinaiticus

http://codexsinaiticus.org/en/

http://codexsinaiticus.org/en/manuscript.aspx

 

 - le Codex vaticanus (Vatican), manuscrit de vélin daté du IVe siècle, plus ancien manuscrit complet conservé de l’Ancien Testament et contenant une grande partie du Nouveau Testament,

https://fr.wikipedia.org/wiki/Codex_Vaticanus

https://archive.org/details/CodexVaticanusbFacSimile

http://digi.vatlib.it/view/MSS_Vat.gr.1209 (LE MANUSCRIT)

 

 - le Codex alexandrinus (British Library de Londres), manuscrit presque complet de la Septante et du Nouveau Testament datant du Ve siècle.

 http://www.mb-soft.com/believe/tfxm/codexale.htm (Alexandrinus)

 https://archive.org/details/CodexAlexandrinus

 http://www.csntm.org/Manuscript/View/GA_02

 


 

 

II- LES AUTRES TRADUCTIONS GRECQUES

  Versions grecques plus tardives.

 

Les Hexaples d'Origène.

 

Historique de rédaction

 

"On appelle Hexaples six textes ou versions de la Bible, disposées, par Origène^ en six colonnes parallèles. Les Hexaples sont « la plus grande oeuvre de patience qui ait jamais été accomplie par un homme . » Ils formèrent une collection qu'on peut évaluer à plus de cinquante volumes. Origène l'entreprit dans un double but : — 1° pour donner une édition exacte des Septante, parce que les exemplaires courants présentaient de nombreuses variantes, soit par la négligence des copistes soit par les corrections et les changements, plus ou moins fondés, introduits par certains interprètes ; pour montrer en quoi les Septante s'accordent avec le texte hébreu original ou bien en différent, afin de couper court aux fins de non recevoir alléguées par les Juifs dans leurs discussions avec les Chrétiens : chaque fois qu'on leur opposait un texte de la version grecque qui les condamnait, ils répondaient que la traduction était infidèle. Origène se proposa de noter avec soin, dans une étude comparée de l'original et du grec, toutes les différences des deux textes, de telle sorte que les défenseurs du Christianisme pussent savoir, d'un seul coup d'oeil, ce qui était conforme à l'hébreu ou ce qui ne l'était point. Afin de rendre son travail plus complet, Origène ajouta au texte hébreu et aux Septante toutes les traductions grecques alors connues.

 Origène n'exécuta pas d'un seul coup son immense travail de transcription et de collation des textes. Il fit d'abord un recueil en quatre colonnes. Dans la première, il plaça la version grecque d'Aquila, parce que c'est celle qui se rapproche le plus du texte hébreu ; dans la seconde, il mit la traduction de Symmaque, plus littéraire que la précédente ; dans la troisième, comme dans une place d'honneur, la version des Septante, à laquelle se rapportaient les trois autres; dans la quatrième, celle de Théodotion, moins diff'érente des Septante que les deux premières. On donna le nom de Tétraples à cette collection des quatre principales traductions grecques, en quatre colonnes. Ce premier travail, utile pour l'intelligence du texte, était très imparfait, parce qu'il ne fournissait pas le moyen de comparer les versions avec l'original. Origène compléta son oeuvre et lui donna son véritable caractère, en faisant précéder les Tétraples de deux autres colonnes, dont l'une contint le texte hébreu en caractères hébraïques, et l'autre, ce même texte hébreu en caractères grecs, pour ceux qui ne savaient pas lire les lettres sémitiques. Ce grand ouvrage eut de la sorte six colonnes, d'où le nom d'Hexaples, sous lequel il est connu. Aux six colonnes des Hexaples, dont nous avons déjà parlé, Origène en ajouta plus tard trois autres. Ayant couvert dans ses voyages deux versions grecques de l'Ancien Testament, l'une à Jéricho, en Palestine, l'autre à Nicopolis, près d'Actium, il les inséra sous le nom de 5° et versions, dans son travail primitif, qui devint ainsi les Octaples. Plus tard une septième traduction, dont la provenance est inconnue, forma une 9^ et dernière colonne . Les notes marginales, destinées à expliquer les noms propres hébreux ou le sens, complétaient ce grand travail critique. Le savant auteur y joignit même quelques leçons particulières, empruntées au Pentateuque samaritain et à la version syriaque. On peut ainsi considérer, à bon droit,les Hexaples comme la première des Bibles polyglottes.

Cette oeuvre colossale a malheureusement péri. L'original des Tétraples et des Hexaples fut déposé à la bibliothèque de Césarée, en Palestine; mais la transcription en eût été si longue et si coûteuse, qu'il est douteux qu'on en ait jamais fait une copie complète. Après l'an 600, on n'a plus de nouvelles de la bibliothèque de Césarée. Ce précieux trésor dut être détruit quand les Perses de Chosroès II (590-628), ou plus tard les Arabes, ravagèrent la Palestine. Auparavant, plusieurs écrivains ecclésiastiques, entre autres S. Jérôme,avaient consulté les Hexaples, et les avaient mis à profit. C'est grâce à eux qu'il nous en est resté quelques rares débris. " (fragments d' article tiré du livre "Manuel Biblique" par Vigouroux, vol 1 pp 197/211 et ss)

 

 http://www.akadem.org/medias/documents/hexaples.pdf

 https://archive.org/details/origenhexapla01unknuoft (Hexaples, vol I)

 https://archive.org/details/origenhexapla02unknuoft (Hexaples, vol2)

 https://fr.wikipedia.org/wiki/Orig%C3%A8ne (Origène) (185-254)

 http://data.bnf.fr/11957390/origene_les_hexaples/

 https://fr.wikipedia.org/wiki/Hexaples

 

 On voit ici qu' Origène a utilisé plusierus versions grecques pour construire les "Hexaples" dont les plus connues sont entre autres  celle d'Aquila, celle de Théodotion et celle de Symmaque.


"Au IIème siècle, Aquila, prosélyte juif du Pont, fit une traduction nouvelle et très littérale des Écritures hébraïques vers le grec. À l’exception de quelques fragments et de citations faites par des auteurs anciens, elle a disparu. Une autre traduction grecque du même siècle fut l’œuvre de Théodotion. Il fit apparemment une révision de la Septante ou d’une autre version grecque des Écritures hébraïques, tout en se référant au texte hébreu. Il n’existe plus d’exemplaire complet de la version de Théodotion. Une autre version grecque des Écritures hébraïques dont il ne subsiste aucun exemplaire complet est celle de Symmaque. Sa traduction, probablement réalisée vers 200 de n. è., s’attache plus à l’expression du sens exact qu’à la littéralité. " (fragments d' article tiré du livre "Manuel Biblique" par Vigouroux, vol 1 pp 197/211 et ss

 

 La Version d'Aquila.

 "Le plus ancien traducteur grec de la Bible, après les Septante, est un Juif prosélyte du Pont^ appelé Aquila...

  Le trait caractéristique de la version d'Aquila, c'est une littéralité excessive. Il ne s'attache pas seulement à rendre le sens, il veut conserver le même nombre de mots, indiquer les étymologies et les idiotismes de l'hébreu, de telle sorte que son oeuvre est hérissée de barbarismes et de solécismes...Cependant, à cause même de cette littéralité excessive, son travail était très estimé des Juifs, parce qu'il leur rendait le même service qu'une version interlinéaire. Les chrétiens grecs en faisaient aussi usage pour mieux comprendre les Septante." (tiré du livre "Manuel Biblique" par Vigouroux, vol 1 pp 193/207 et ss)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Aquila_de_Sinope

http://456-bible.123-bible.com/calmet/A/aquila.htm

 

 La Version de Théodotion.

" 1° Théodotion traduisit l'Ancien Testament en grec après Aquila, avant l'année 160. D'après S. Irénée, c'était un prosélyte Juif d'Éphèse ; d'après S. Jérôme et Eusèbe, un ébionite. S. Épiphane dit que c'était un marcionite du Pont quipassa au judaïsme, apprit la langue hébraïque et traduisit la Bible du temps de l'empereur Commode (1).

Sa version reproduit généralement celle des Septante.Les modifications qu'il y introduit sont empruntées à Aquila^ ou tirées du texte original lui-même. Sa connaissance de l'hébreu était incomplète ; quand il ne comprenait pas unmot, il se contentait de le transcrire en lettres grecques (2).

Origène, dans ses Hexaples, se servit de la version de Théodotion, à cause de sa ressemblance avec celle des Septante, pour combler les lacunes de cette dernière; sa traduction de Daniel a même été adoptée dans l'Église grecqueà la place des Septante, et notre Vulgate contient quelques chapitres traduits de Théodotion, parce que l'original breu en était perdu du temps de S. Jérôme." (fragments d' article tiré du livre "Manuel Biblique" par Vigouroux, vol 1 pp 193/207 et ss)

http://456-bible.123-bible.com/calmet/T/theodotion.htm

https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9odotion

http://ba.21.free.fr/septuaginta/daniel_theod/daniel_theod_1.html (Théodotion)

 

 La Version de Symmaque

 " Symmaque entreprit, après Théodotion, une nouvelle traduction grecque de l'Ancien Testament. S. Épiphane raconte qu'il était Samaritain. Il vivait du temps de l'empereur Sévère (193-211)...il composa une version nouvelle de la Bible. Eusèbe, S. Jérôme et la tradition araméenne font de lui un ébionite.

La traduction de Symmaque se distingue de toutes les précédentes par son élégance et sa clarté. Les anciens l'appellent « versio perspicua, manifesta, admirabilis, aperta. » Assez souvent elle paraphrase l'original." (fragments d' article tiré du livre "Manuel Biblique" par Vigouroux, vol 1 pp 193/207 et ss)

 http://456-bible.123-bible.com/calmet/S/symmaque.htm

 

 

 Certaines autres versions grecques de l'Ancien Testament.

" Outre les versions grecques d'Aquila, de Thédotion et de Symmaque, il en existe quelques autres connues sous le nom de V ieme VI ieme VII ieme et Yénilienne. Elles  sont ainsi appelées parce qu'elles occupaient ce rang dans les Hexaples d'Origène. Origène trouva la V ieme à Jéricho, d'après S. Épiphane ; à Nicopolis,près d'Actium, d'après S. Jérôme, et la VI ieme à Nicopolis. On croit qu'elles ne renfermaient pas l'Ancien Testament tout entier. La VII ieme ne contenait que la traduction des Psaumes. Elles étaient faites assez librement.

 La version connue sous le nom de Versio Veneta ou de Groecus Venetus se trouve dans un manuscrit sur parchemin, du xiv^ou xv^ siècle, de la bibliothèque de Saint-Marc, à Venise. Le manuscrit a 362 pages et renferme une traduction remontant, au plus, au xiii'= siècle, du Pentateuque, des Proverbes, de Ruth, du Cantique des Cantiques, de l'Ecclésiaste, des Lamentations, de Jérémie et de Daniel. L'auteur était probablement un Juif, qui a écrit au rebours, la façon orientale, sans division par chapitres ni par versets. Il a travaillé sur le texte massorétique, probablement ponctué, et s'est efforcé d'en faire une sorte de décalque, d'où une multitude de barbarismes et denéologismes. Il était d'ailleurs très versé dans la langue grecque, il en connaissait les plus fines nuances et aussi les dialectes. Il a traduit les parties hébraïques de Daniel en dialecte attique, et les parties chaldaïques en dialecte dorien. Son oeuvre estplutôt une curiosité littéraire qu'une traduction de valeur. " (fragments d' article tiré du livre "Manuel Biblique" par Vigouroux, vol 1 pp 193/207 et ss)

 

 


 

 

LES TRADUCTIONS SYRIAQUES DE LA BIBLE

 

 

 La Peschitta

 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10528606c/f8.image.r=La%20Bible (manuscrit)

 

" 1° L'Église syrienne eut une traduction de l'Ancien et du Nouveau Testament, dès le commencement du Christianisme. La traduction adoptée par elle porte le nom araméen de Peschito ou « simple. » Elle est faite sur l'original hébreu pour les livres qui ont été écrits en hébreu, et sur le texte grec pour les livres qui ont été écrits en grec ou ne nous ont été conservés qu'en cette langue. Elle est exacte et fidèle, sans être servile.

 La traduction de l'Ancien Testament est plus ancienne que celle du Nouveau. Il est probable qu'elle a été faite par des Juifs dans le cours du 1er siècle de notre ère. La traduction du Nouveau Testament est sans doute du IIe siècle, et a pour auteur un chrétien.

La Peschito est à peu près identique au texte hébreu actuel et à la Vulgate, quoique elle en diffère en bien des détails, de peu d'importance du reste. Elle fournit ainsi une preuve nouvelle de l'intégrité substantielle de nos Saints-Écrits." (fragments d' article tiré du livre "Manuel Biblique" par Vigouroux, vol 1 pp 193/207 et ss)

 

 http://www.peshitta.org/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Peshitta

http://textus-receptus.com/wiki/Peshitta

 

 

 

 Autres traductions syriaques de la Bible.

Outre la Peschito, il existe un certain nombre d'autres traductions syriaques, plus ou moins anciennes. Les Jacobites rejetèrent la version orthodoxe. En 508, Philoxène, évêque d'Hiérapolis, fit faire par le chorévêque Polycarpe, sur le grec, une traduction littérale de la Bible. Cette version est appelée philoxénienne. En 616, Thomas de Charkel refit à Alexandrie la traduction du Nouveau Testament. Celle-ci se répandit parmi les monophysites, et reçut le nom de traduction charkléenne.

Les autres traductions syriaques de la Bible ne sont pas assez importantes pour être indiquées ici en détail .

Il existe des manuscrits de la Peschito au Musée Britannique de Londres, à la Bibliothèque nationale de Paris, au Vatican à Rome, etc. Un des manuscrits les plus complets , celui de la Bibliothèque ambroisienne de Milan, en deux gros volumes in-folio à trois colonnes, contenant le texte à peu près entier de TAncicn Testament, a été publié par l'abbé Ceriani, Translatio Syra Pescitto Veteris Testamenti ex codice Ambrosiajio sec. fera vi photolitographice édita, 2 in-folio. Milan, 1876-1883.

Les éditions imprimées sont : l" celle de Paris, dans la Polyglotte de Le Jay (1629-1645); 2° celle de la Polyglotte de Walton, Londres (1654- 1657); 3° celle do Samuel Lee, Londres, 1823; 4" celle d'Ourmiah (Perse), publiée en 1852 par des missionnaires protestants américains; 5° celle de Mossoul, publiée en 1888 par les Pères Dominicains de la mission de Mésopotamie (Voir Missions catholiques, 28 décembre 1888). En 1861, Paul de Lagarde a publié les livres deutérocanoniques et apocryphes qui manquent à l'édition de Lee.

 Voir sur les traductions syriaques de la Bible, P. Martin, L'Hexaméron de Jacques d'Édesse, dans le Journal asiatique, février-mars 1888, p. 178-189.(fragments d' article tiré du livre "Manuel Biblique" par Vigouroux, vol 1 pp 203/217 et ss)

 

 (SYRIAC VERSION)

 https://archive.org/stream/vetusetnovumtest00lees#page/n2/mode/2up

 

 


 

 

 

IV- LES TRADUCTIONS LATINES

Les premières versions latines.

" L'histoire des premières versions latines est encore fort obscure, mais on ne peut guère douter qu'on n'ait commencé à traduire les Livres Saints en Italie, dès le commencement même du Christianisme. Quoique la langue ecclésiastique officielle fût le grec, à Rome même, du temps des Apôtres et de leurs premiers successeurs, il est certain que le peuple ne parlait que latin, et comme la plupart des convertis appartenaient aux classes inférieures, il fut nécessaire de traduire en leur faveur les Saintes Écritures.

2^ Le nombre des versions latines fut assez considérable, Wetscott et Hort ont réparti les anciennes versions latines antérieures à S. Jérôme, en trois classes : « 1*> les textes africains qui reproduisent les citations de Tertullien et de Cyprien ; les textes européens qui proviennent peut-être d'une ou plusieurs versions distinctes, en usage dans le nord de l'Italie et en Gaule; et les textes italiens dont les leçons se retrouvent dans les oeuvres de S. Augustin (ce Père est lui-même auteur du nom d'itala, et qui ne sont qu'une revision des textes européens. » S. Berger, bulletin critique, 15 septembre 1884, p. 363.

 3<^ Toutes les anciennes versions latines, jusqu'à celle de S. Jérôme exclusivement, avaient cela de commun, qu'elles étaient faites, non pas sur l'hébreu, mais sur le grec des Septante pour TAncien Testament; aussi les appelait-onSeptîiaginta in latino.  

          " Parmi les anciennes versions latines, l'une d'elles se faisait remarquer entre toutes par son exactitude; c'était la version Italique, ainsi appelée sans doute parce qu'elle avait été faite en Italie et adoptée par l'Église romaine. S. Augustin paraît l'avoir rapportée d'Italie en Afrique, l'on se servait auparavant d'une version faite dans le pays, dans laquelle on remarque un certain nombre de termes et de locutions africaines. L'évêque d'Hippone fit usage de la version Italique comme étant la meilleure de toutes, avant celle de S. Jérôme .Le pape S. Damase chargea S. rôme de la reviser. Cette version officielle était l'Italique, comme le démontre la comparaison du texte du Nouveau Testament, revu par S. Jérôme et peu modifié, avec le texte de l'Italique dont s'est servi S. Augustin : c/est évidemment le texte qu'on lit dans ce dernier Père qu'a retouché le premier. Les héllénismes qui abondent dans la version Italique paraissent indiquer que le traducteur ou les traducteurs étaient d'origine grecque. Les anciens Pères avant S. Jérôme se sont naturellement servis des versions latines primitives de la Bible. Ainsi, Tertulien, le traducteur de S. Irénée, qui était à peu près contemporain de Tertullien, S. Cyprien, Lactance, Juvencus, Firmicus, Maternus, Hilaire le diacre (Ambrosiaster) S. Hilaire de Poitiers, Lucifer de Cagliari. S. Ambroise et S. Augustin emploient la version Italique. Les premières éditions des anciennes versions latines ont été principalement restituées d'après les passages qu'en citent les Pères, surtout Tertullien, S. Cyprien et Lucifer de Cagliari, pour le texte africain, S. Ambroise et S. Augustin, pour le texte italique. Dans ces dernières années on en apublié un certain nombre de manuscrits, la plupart incomplets.Il n'existe encore aucune édition critique, dans laquelle on distingue les différentes traductions anciennes." (fragments d' article tiré du livre "Manuel Biblique" par Vigouroux, vol 1 pp 209/223 et ss)

 

 VETUS ITALICA

https://babel.hathitrust.org/cgi/pt?id=nyp.33433004954198;view=1up;seq=7 (vol 1)

https://babel.hathitrust.org/cgi/pt?id=nyp.33433004954180;view=1up;seq=7 (vol 2)

https://babel.hathitrust.org/cgi/pt?id=nyp.33433004953075;view=1up;seq=5 (vol 3 )

 

 http://ia800500.us.archive.org/9/items/bibliorumsacroru01saba/bibliorumsacroru01saba.pdf

 http://ia800502.us.archive.org/15/items/bibliorumsacroru02saba/bibliorumsacroru02saba.pdf

 

http://www.vetuslatina.org/manuscripts

 http://www.exegesis.fr/index.php?option=com_content&view=category&layout=blog&id=65&Itemid=100019    vetus-latina

 http://www.vetuslatina.org/paratext

 

 


 

 

LA VULGATE ( env 400 ap JC)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Vulgate

 

 INTRODUCTION  (L'HISTOIRE DE LA VULGATE)

(notes de lectures)

" Notre traduction latine de la Bible est connue sous le nom de Vulgate. Ce nom de Vulgate équivaut à vulgata editio, et signifie le texte courant, répandu et accepté, des Saintes Écritures  et désigna d'abord la traduction latine faite sur les Septante. Aujourd'hui, il désigne la version adoptée par l'Église catholique et déclarée authentique par le concile de Trente. Elle se compose de deux parties, distinctes quant à leur origine : l'une provient d'une traduction ancienne qui remonte jusqu'aux premiers temps du Christianisme; l'autre est l'oeuvre de S. Jérôme, vers l'an 400.

Tous les livres protocanoniques de l'Ancien Testament l'exception des Psaumes), Tobie, Judith et les parties dites deutérocanoniques de Daniel et d'Esther ont été traduits par S. Jérôme; les Psaumes, la Sagesse, l'Ecclésiastique, Baruch, les Machabées et le Nouveau Testament l'avaient été, à une époque antérieure au IVe siècle, par des écrivains inconnus ; la traduction des Psaumes et du Nouveau Testament a été corrigée par S. Jérôme ; celle des Machabées, de la Sagesse, de l' Ecclésiaslique et de Baruch n'a point été retouchée."(fragments d' article tiré du livre "Manuel Biblique" par Vigouroux, vol 1 pp 205/219 et ss)

 " La Vulgate n'est pas précisément un livre, C'est plutôt un recueil de traductions partielles, dont l'ordre et le groupement peuvent varier à l'infini. De ce recueil il a été fait, jusque vers le milieu du XIIIe siècle,presque autant d'éditions que de copies...(depuis lors) ...elle est devenue un livre et non plus une collection de livres."  Samuel Berger (1893, "la Vulgate pendant les premiers siècles du Moyen-âge, p301

 "…aussi bien en Europe occidentale que dans l'empire Byzantin : les savants et les théologiens juifs et chrétiens étaient séparés par un texte commun que les Hébreux appelaient TaNaKh, les Grecs Graphè, les Latins Biblia Sacra. Les noms propres comme Moïse, David ou Jérémie étaient les mêmes ou suffisamment similaires pour être identifiables, et des mots comme « Amen» et « Alléluia» — avec de légères variantes dans la prononciation — étaient communs à toutes les formes de liturgie. Cela suggère aussi, inverse­ment, une des raisons de la séparation : les Juifs lisaient en hébreu, les Byzantins en grec (y compris l'Ancien Testa­ment dans la version des Septante plutôt que dans le TaNaKh), et les moines d'Occident dans le latin de la Vulgate (plutôt qu'en hébreu ou en grec). Il faut une vie d'études pour posséder à fond ces langues anciennes. Après diverses tentatives de traduction en latin, regrou­pées conventionnellement sous l'appellation vague de Vetus Latina (littéralement : «la Vieille en latin »), la lourde tâche d'élaborer une version latine définitive échut au futur saint Jérôme (v. 347-420) — Eusebius Hieronymus en latin — à la fin du IVe siècle et au début du Ve. Heureusement — voire providentiellement — cet érudit chrétien était tout simple­ment le plus grand savant du moment en Occident dans ce domaine. Cas presque unique parmi ses contemporains et ses successeurs, il maîtrisait parfaitement les trois langues : saint Augustin, assez jaloux de cette triple maîtrise, le qualifia d'« homme à trois langues », alors que lui-même, excellent écrivain en latin , n'avait qu'une connaissance lacunaire du grec et quelque teinture d'hébreu (ainsi que des dialectes puniques propres à sa terre natale).Au début, Jérôme reprit la pratique de ses prédéces­seurs anonymes en fondant sa révision de la traduction latine du TaNaKh sur le texte grec de la Septante, dont il savait qu'elle jouissait d'une autorité certaine et méritée —qui persiste, du reste — auprès des théologiens et des érudits hellénophones, dans les régions de ce qui était encore l'Église indivise. Mais une étude plus approfondie, stimu­lée (ou plutôt provoquée) par les critiques des rabbins contre les incorrections de la Septante, entraînant celles des interprétations chrétiennes fondées sur cette même version, amena saint Jérôme à reconnaître ce qu'il appelait hebraica veritas, «la vérité hébraïque». À la demande expresse du pape Damase Ier (366-384), il se lança donc dans une nouvelle traduction du TaNaKh en latin, établie d'après l'original en hébreu. Pour sa révision du Nouveau Testament, saint Jérôme utilisa naturellement le texte grec. Les Évangiles furent achevés en 384, mais il n'acheva pas la totalité du reste. Le respect qu'il avait pour « la vérité en hébreu» le conduisit à considérer les Apocryphes comme secondaires en valeur et en autorité par rapport au canon juif, mais cette opinion resta curieusement minoritaire tout au long du Moyen Âge qui préférait la distinction établie par saint Augustin entre «le canon juif» et «le canon de l'Église». Et saint Jérôme traduisit aussi les Apocryphes comme partie intégrante de la Bible en latin.À un certain moment de son histoire postérieure, la traduction de la Bible en latin par saint Jérôme reçut le nom de « Vulgate» (du latin vulgata, participe passé du verbe vulgare, « publier », «diffuser », « rendre accessible »). Le latin était la langue vernaculaire internationale dans toute l'Europe médiévale, pour le commerce et pour le droit, pour la science et pour le culte…" (Texte tiré du Livre « A qui appartient la Bible », pp. P 159-161)

 Voir aussi " Introduction  à l'étude de l'Écriture Sainte" par C. Trochon et H. Lesètre,  Tome premier pp 120-137. https://archive.org/stream/IntroductionALEtudeTrochon1/Introduction_a_l_etude_Trochon_1#page/n135/mode/1up

Sur Jérome  http://mb-soft.com/believe/tfnm/jerome.htm (347-420)

Sur l'Histoire de la Vulgate au début du moyen-âge

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k107944s/f23.image.r=La%20Bible,%20traduction

 

 

 LE TEXTE DE LA VULGATE ET SES MULTIPLES ÉDITIONS

 http://www.vatican.va/archive/bible/nova_vulgata/documents/nova-vulgata_vetus-testamentum_lt.html

 http://www.vatican.va/archive/bible/nova_vulgata/documents/nova-vulgata_novum-testamentum_lt.html

 http://www.bibelwissenschaft.de/online-bibeln/biblia-sacra-vulgata/lesen-im-bibeltext/

 http://www.sacredbible.org/vulgate1822/index.htm

 http://www.sacred-texts.com/bib/vul/gen.htm  (Vulgate)

  https://www.biblegateway.com/versions/Biblia-Sacra-Vulgata-VULGATE/#booklist

 http://vulsearch.sourceforge.net/html/index.html (Vulgate clémentine)

 http://drbo.org/drl/chapter/01001.htm  (Vulgate+ Douay-Reims(Latin-Eng))

 http://jesusmarie.free.fr/bible_lethielleux.html (Vulgate, franç-Latin avec commentaires)

 

 

LA VULGATE: LA PREMIÈRE BIBLE IMPRIMÉE (The Gutenberg Bible)

" The Gutenberg Bible contains the Latin version of the Hebrew Old Testament and the Greek New Testament, mainly the work of Jerome (c.345-420 AD) who translated some biblical texts from the originals and in other instances revised older Latin translations..."

http://molcat1.bl.uk/treasures/gutenberg/record.asp?LHPage=8v&LHvol=1&LHCopy=K&RHPage=9r&RHvol=1&RHCopy=K&disp=s&Linked=0#DispTop

 

 


 

LES VERSIONS LATINES AU MOYEN-ÂGE

 

LA Bible d'Alcuin pour Charlemagne (800)

 HISTORIQUE

https://babel.hathitrust.org/cgi/pt?id=hvd.32044081729378;view=1up;seq=7

https://en.wikipedia.org/wiki/Alcuin

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5497445k/f119.item.r=La%20Bible,%20traduction.zoom

 

MANUSCRIT

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b6000962w/f460.zoom.r=Bible

 http://www.e-codices.unifr.ch/fr/bbb/0004/1v/0/Sequence-21

  Bible latine conçue comme un pandecte (c-à-d en un seul volume) d’après la recension d’Alcuin d’York. De nombreux exemplaires de cette Bible d’Alcuin ont été réalisés dans le scriptorium de Saint Martin de Tours, pour ainsi dire une production de masse. Ces exemplaires, avec leur hiérarchisation des écritures très raffinée et leurs proportions harmonieuses, sont considérés comme un des monuments de la production manuscrite de l’époque carolingienne. (mit)

 

 

Biblia [ Bible dite de Théodulfe]. - 0800-0825

 

 https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9odulf_d%27Orl%C3%A9ans (INTRO)

  http://www.persee.fr/doc/bec_0373-6237_1879_num_40_1_446841 (INTRO)

 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8452776m/f12.image.r=La%20Bible (TEXTE)

 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8452543j/f7.item.r=La%20Bible.zoom (TEXTE)

 

Biblia Aniciensis [dite Bible du Puy]. I - 850-899

 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8470039v/f9.item.r=La%20Bible.zoom (TEXTE)

 

Biblia [dite seconde Bible de Charles le Chauve]. - 871-877

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8452767n/f18.item.r=La%20Bible.zoom (TEXTE)

 

 

 

LES PREMIÈRES VERSIONS VERNACULAIRES EN FRANÇAIS

Voir les pages complémentaires